10 ans après le BACC…Partie 1/2

10 ans après le BACC…Partie 1/2

27 juillet 2018 11 Par Atome

C’est vrai hein! Ne wandayez surtout pas. Ça fait déjà 10 ans que j’ai eu mon BACCALAUREAT, c’était en 2008, Lycée Bilingue de Bonaberi. Oui! Je sais que tu te dis déjà que “Atome là c’est un longtemps”. Mais non, figure-toi que quand je l’ai obtenu je n’avais que 15 ans. Pour certains j’étais un surdoué, un génie, car ça ne courait pas les rues à cette époque comme aujourd’hui. Par-contre pour moi, je n’étais qu’un enfant normal qui se débrouillait comme tout le monde. Je me rappelle d’ailleurs que mes deux dernières années de Lycée ont été vraiment folles et perturbées, la puberté et la délinquance voulaient ma mort, surtout avec des amis comme Woualeu, Zamefack et Younda, j’ai rarement eu plus de 09 de moyenne en 1ere et en Terminale. Ma tête était plus ailleurs durant l’année, je ne yaais pas mo le système du Lycée où les profs nous abandonnaient constamment là, j’étais un grand troubleur et je manquais constamment aux cours. J’étais tellement têtu que j’ai même fait la cellule en terminale, la police était came nous roll au Lycée (mais je vous raconterai cela un jour).

                                    Quand tu dois réviser. Credit photo : @Pixabay

J’attendais juste la fin d’année pour réviser, c’est quand les cours finissaient que ma part de buch commençait. Quel genre de cours même? Les profs qui venaient un mois et ne venaient pas l’autre mois, la plupart de nos enseignants ne finissaient pas leurs programmes, même pas la moitié. Dieu merci j’ai roll les examens one time chacun. Mais actuellement où je vous parle là, je ne sais même pas où sont ces fameux relevés que j’ai eu avec KOLO (cad 10,00), lol! l’essentiel c’est de passer non!  Je vais quand même fouiller dans mes ways, je crois que j’avais vu ça la dernière fois en 2016 quand je déménageais.

Mais pour vous dire vrai de vrai non… 10 ans après je peux vous dire que ce papier ne me sert à rien. C’est là que je constate même que je n’ai pas encore retiré mon diplôme. J’ai juste mon relevé! Eh ah! Moi même ci hein! Quoi qu’il fallait quand même l’avoir. Il m’a servi à m’inscrire trois fois à l’Université, à faire les concours d’Etat et à dire que j’ai aussi eu le BACC.

 

Quand j’ai eu le BACC, ma grand mère m’a serré dans ses bras et toute heureuse, elle a dit : “Merci seigneur, je peux mourrir en paix. Quand on vient d’avoir le BACC, on est très chaud et ambitieux, l’avenir semble radieux et prometteur, on veut fréquenter, continuer l’école. Le 1er problème éternel est la grande majorités de bacheliers c’est qu’ils ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent faire, qui les oriente? Surtout ceux qui ont un BACC général et non technique . Le 2nd problème c’est les moyens, est-ce que c’est tout le monde qui peut se payer les grandes écoles ou voyager? Non ohh! Mais tout le monde souhaite ça. C’est pourquoi l’option number one c’est d’abord les concours pour les grandes écoles de l’Etat, le CUSS, Polytech, IUT, FGI ESSEC… Mais parfois, les jeunes ne savent même vraiment ce qu’on y fait. Sinon on fait toujours ces concours sur réserve, et comme la plupart échouent, on se retrouve soit dans une école privée ou soit en FAC.  

Tes yeux brillent toujours quand tu viens d’obtenir ton BACC. Credit : @Pixabay

 

La FAC, la jungle, le poula poula là où la plupart de ceux qui n’ont pas d’option viennent s’entasser. A la base avec mon BACC D, je voulais faire informatique dans une école privée, mais il y avait pas l’argent pour ça. J’ai eu pour 2e option de faire le concours de la FGI (Faculté du génie industriel) sous-réserve. En attendant, je suis go m’inscrire en FAC, je voulais le faire en informatique, mais les inscriptions étaient déjà clauses, et c’était pareil dans toutes les filières. Il ne me restait donc plus que Droit et SECO, je suis allé en SECO pour ma 1ère année d’Université.

Ma première année de Fac en SECO avec mon camarade BAGO Mohamad. On rappait ensemble

Le début du Calvaire c’est d’abord l’inscription, les rangs interminables, ça ne promettait pas du bon. Après avoir passé cette étape, c’était celle des cours. Je vivais à Bonaberi, et on avait cours 03 fois par semaine au début de 17h à 22h. Comme y’avait pas les dos, nous on prenait le cargot (les cars de transport qui font la ligne) pour go au school, 05 par banc, bien serrés. A défaut c’était le bus de SOCATUR qui coutait 150 FCFA.  Et il fallait quitter tôt de la maison parce que si tu voulais avoir une place, il fallait être là à 13h pour t’aligner, tellement on était nombreux; pour entrer en salle, il y avait une équipe de sécurité pour nous diriger. Dans l’amphi (le gymnase de l’Université de Douala), on était plus de 4000 à chaque cour, serré comme des sardines.

C’était difficile d’être concentré, avec le temps je suis plus devenu un étudiant turbulent que normal, je m’asseyais au fond et les cours que je suivais me passionnaient peu. Je ne voulais plus faire le buching pour bucher, les TDs et tout ça j’y allais mais c’était plus pour me balader en vrai. Je me suis fait une bande d’amis, unis autour de RAP, car j’en faisais à cette époque. La chambre de Bago était notre lieu de passe-temps, il louait dans le campus, donc mon quotidien c’était RAP, Nouveaux albums, Enregistrements, commentaires, filles et trouble en FAC, insultes des profs. J’ai d’ailleurs plus appris cette année là sur le RAP que sur les sciences économiques.  La passion n’y était pas. Au second trimestre, notre effectif a diminué de moitié, c’est toujours comme ça chaque année. Biensur, je n’ai pas validé toutes mes UVs, j’allais avoir le cul entre deux chaises l’année d’après, Niveau 1 et Niveau 2.

Cette année là, j’ai eu un coup très difficile dans ma vie. Le décès de ma grand-mère, le 20 novembre 2008. Ça m’avait un peu démoralisé car elle était mon pilier. Ma vie allait prendre des déviations difficiles à calculer dans un repère orthonormé. Beaucoup d’équations à résoudre dans la suite…Je vous parlerai vraiment de tout ce qui s’est passé ces 10 dernières années dans la partie suivante.